On avait pris rendez-vous pour partir de chez Greg à 10h15. J'arrive chez lui entre 10h et 10h05. Agnès et Cédric étaient déjà là. Greg n'était pas encore prêt, mais il lui restait une dizaine de minutes. Pour tout accueil, j'ai eu droit à « Mais vous voulez tous me voir à poil » de la part de Greg. J'avais été habitué à mieux de sa part

Monsieur finit de se préparer, et on part. Il ferme le portail, il est 10h15. On est dans les temps.
Direction Villemontais, Saint-Just en Chevalet. On passe par le col du Saint Thomas. Je ne le connaissais que de réputation, mais il la mérite. La route est bien agréable jusqu'à Thiers. Après, ça devient de la ligne droite à n'en plus finir, avec quelques courbes qu'il faudrait passer à plus de 200 pour pencher d'un demi degré. Pire ! Arrivés dans la banlieue de Clermont-Ferrand, il nous a fallu prendre une quatre voies pour rejoindre la concession KTM à Aubière.
Arrivés à Aubière, on trouve la concession KTM sans trop de difficulté grâce au GPS de Greg. Les motos d'essai sont là, bien alignées sous le haut-vent orange. Le client est accueilli comme un prince : viennoiseries et jus d'orange nous sont proposés pour notre plus grand bonheur.
Greg et Cédric avaient réservé respectivement la RC8R et la SD. Greffé au dernier moment, je n'en avais pas prévu. Par chance, d'autres bécanes étaient disponibles. J'ai choisi la SMR. Jusqu'à présent, tout va bien. Mais vient le moment où on nous demande un chèque de caution. Et là... c'est le drame. Aucun de nous quatre n'avaient le moindre chèque. Greg a fini par proposer de laisser sa CB. Au passage, merci
Chacun s'installe au guidon de son véhicule. Mes premières impressions sont plutôt bonnes. Par rapport à l'ER6, j'ai de la place au dessus des cales-pieds pour mettre mes jambes. Je mets en route le moteur. Que c'est bon. Quel bruit. Un vrai plaisir. KTM a mis les petits plats dans les grands, et nous a prévu un guide, enfin un guide qui roule en Ducati pour les Orange Days, ça fait un peu tâche.
On part enfin, j'ai déjà la banane. Quelques kilomètres de ville puis de quatre voies avant de rejoindre la campagne et des petites routes bien viroleuses. J'ai un peu de mal au début à trouver les commandes. Ca change vraiment par rapport à mon ER6. Je m'y suis quand même vite habitué. Les petits virages arrivent, et c'est la révélation. Ca tire, ça pousse à tous les régimes. Le freinage est monstrueux

Je sais, il n'y a que les lâches qui freinent. Une autre grosse différence que je ressens par rapport à ma moto habituelle est le vent. Ma grosse bulle m'en avait toujours bien protégé, et j'ai donc découvert la sensation de vent à moto. On finit par retrouver la voie rapide et rejoindre la concession. Déjà ? J'en veux encore
Nous descendons de motos, enlevons les casque, et échangeons nos impressions, tant entre nous qu'avec les salariés de la concession. On commence déjà à envisager les achats (et les prêts sur 20 ans pour certains

). Seul bémol à la gamme KTM 2011 : les couleurs de la SD et de la R. Noire avec stikers dorés pour la version « normale », le doré est un peu gênant. Blanche pour la SDR, ce n'est plus vraiment une SDR qui se doit d'être noire avec cadre orange. L'avis est partagé par tous.
Après les remerciements et salutations d'usage, nous partons en direction de Quick pour nous restaurer. On se met à une table, on y laisse nos affaires et Agnès pour les garder, et on va faire la queue pour commander nos repas. Le radar de Greg se déclenche dès l'apparition de la poitrine d'un pantalon blanc plus que moulant. Il ne la quittera plus des yeux.
On part, après avoir fait un tour dans un magasin du chocolat. Vue la température, il n'est même pas imaginable d'en acheter pour en rapporter sur Roanne. Quelques voies rapides, quelques lignes bien droites, mais de jolis paysages.
Arrivés à Vichy, Cédric nous propose de nous arrêter pour boire un café. Quelques difficultés pour trouver des places où nous garer, mais rien de rédhibitoire. Le printemps est de retour, et ça se voit. Non seulement c'est bourré de motards, mais les débardeurs et les jupes ras-des-fesses sont de sortie. Greg ne sais plus où donner de la tête et tombe amoureux 250 fois en l'espace d'un quart d'heure, notamment sur un canari ou Pikachu ridicule, et un peu vieux. Merci à Cédric (ou Agnès peut-être ?) de nous avoir payé le café.
On rentre par Cusset et Saint-Just en Chevalet, le tout à un rythme de sénateur pour Greg qui m'a plus ou moins permis de le suivre et de l'observer pour progresser.
Merci monsieur KTM pour cette belle journée, merci Greg de nous avoir servi de guide à l'aller et au retour, merci à Cédric d'avoir joué la moto-balai, merci à Agnès pour sa présence féminine, et merci à moi, je ne sais pas pourquoi